jean-loup

Mon récit de cette aventure

Après avoir roulé sur plusieurs continents, Jean-Loup Fournier part en Chine au guidon de sa moto. Il va parcourir la légendaire Route de la soie et ses caravansérails dans des contrées mythiques, Turquie, Iran, Turkménistan, Ouzbékistan, Kazakhstan, et, au coeur de la Chine, Xi’an, ultime marché vers l’Occident. Son voyage lui fera découvrir les différentes facettes de la Chine, ses habitants, ses provinces reculées, le nord du Tibet et ses monastères, jusqu’à Pékin et sa Cité Interdite. Il ira au-delà de ses espérances en prolongeant sa route jusqu’à Shanghaï, départ maritime de la Route de la soie, époustouflante de modernité exubérante.

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Kazakhstan-A mon ami Franck

[...] — Welcome in hôtel California ! Tu peux obtenir tout ce que tu veux ici à condition de le payer !
    Franck se passe de présentation et m’aborde franchement. C’est un vrai baroudeur, il a construit des pipe-lines à travers le monde et termine sa mission : relier le Kazakhstan à la Chine. Il a la parole directe. Mes réponses le sont tout autant :
— J’ai l’idée d’entrer en Chine par le Kazakhstan.
    C’est seulement une intuition,[...]


La Providence !

— Crazy frenchy ! Mais j’aime ça, inutile que tu continues ton chemin vers la frontière de Bahty/Tacheng. Il est possible de passer par Druzba sans permis spécial. J’appelle mon chauffeur, demain je te montrerai la route.
    Je suis dubitatif mais la providence m’a apporté tellement, et va encore m’apporter, au-delà de mon imaginaire ! Invité à dîner, nous devenons amis en quelques instants. [...]

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Chine-Le 27 août 2005. Arrivée à Pékin.

    [...] et mes impressions « à chaud » à la découverte de Pékin, je n’ai pas résisté pas à conserver tel quels ces passages venus tout droit de mon journal de voyage :
    « Pékin (Beijing) capitale politique et administrative d’un pays d’un milliard trois cent millions d’êtres humains, n’en finit pas de cacher sa misère derrière ses buildings ultramodernes, ses hypermarchés et ses grands boulevards ceinturés de périphériques. Sous un ciel lourd, un air pollué, une brume omniprésente, cette ville immense, gigantesque, compte quinze millions d’habitants répartis sur une surface équivalente à la Belgique. Son centre-ville à lui seul est de deux cents kilomètres carrés !

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Chine-Et le peuple tibétain ?

    [...] Confusion facile, la porte Tian Anmen, passage vers la Cité interdite, arbore fièrement en son milieu le portrait de Mao Tsé-toung bordée de larges bandeaux rouges : " Vive la République Populaire de Chine " et " Vive l’amitié entre les peuples " – Ça vaut aussi pour le peuple tibétain ? –

Cette porte, sur la place la plus grande au monde, servait de tribune aux empereurs pour s’adresser à la foule. C’est de celle-ci que le Grand Timonier Mao proclama le premier octobre dix-neuf cent quarante-neuf la République Populaire de Chine. De l’empire au totalitarisme, il n’y a qu’une porte… Et le culte de la personnalité a plusieurs visages. [...]

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Chine-La Citée Interdite

[...] C’est gigantesque : cent cinquante mille mètres carrés de constructions – huit cents palais entrecoupés d’immenses places –, réparties sur une superficie de plus de soixante-dix hectares ! La plus grande Cité impériale au monde, ceinturée de douves et d’enceintes était interdite à la population et quiconque était surpris à l’intérieur était passible de la peine de mort. Vivant en vase clos et réfugiés dans le sacralisé, les Fils du ciel, ayant perdu le sens des réalités, coupés du monde, ne quittaient leur palais qu’en cas d’extrême nécessité, laissant les décisions aux mains des eunuques. Cette vie de luxe conjuguée à l’incompétence à gouverner ne pouvait perdurer…

cite interdite

De monumentales portes s’ouvrent toujours plus en avant vers le Palais impérial. Les toits aux tuiles vernies reflètent la lumière du jour, de parfaites mosaïques décorent le haut des murs peints d’ocre, chaque détail attire l’attention.
Des lacs, des jardins parés d’arbres centenaires vénérés par les Chinois, sont aussi impressionnants de grandeur. Des fleurs de lotus égayent les cours d’eau. L’harmonie entre les espaces naturels et la mythologie renforce une ambiance de bien-être et de détente. Seule l’atmosphère polluée me rappelle le vingt et unième siècle. » [...]

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