bouddhas

Italie, d’un port à l’autre

[...] Le matin à Marseille, le soir à Venise. Une traversée rapide : les sept cent soixante-dix kilomètres sont couverts en 7 heures 30. La douce vitesse de croisière sur le ruban d’autoroute favorise la rêverie (disons la décontraction…).

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Chine-Tourfan

[...] je trouve facilement une chambre dans un dortoir de cinq lits pour deux dollars. La chambrée est une cave enterrée aux trois-quarts ; au plus haut sont percées deux minuscules fenêtres. C’est frais et les draps sont propres. Une douche salvatrice prise, je fais le tour de la ville comme à mon habitude et m'arrête pour dîner.

Soupe ouigour

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Chine- Dunhuang et les grottes de Mogao

    [...] C'est à vingt-cinq kilomètres au sud de Dunhuang qu’est situé le site de Mogao renfermant peintures, manuscrits et statues bouddhiques comptant parmi les plus importants et les plus anciens au monde. Afin de bénéficier d’une protection, pour exprimer leur gratitude ou par dévotion, les voyageurs, pèlerins, caravaniers et marchands creusèrent et aménagèrent les grottes de Mogao.

    J’ai apporté mon foulard de reconnaissance.

 

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Chine-Shanghaï

Une ville au superlatif

    [...] Accueilli avec gentillesse et hospitalité : « Voilà le frigo, la douche, les toilettes, tu es chez toi ! », je reste plus d’une semaine à Shanghaï
     Le jour, j’organise mon retour, je lave mes vêtements, je range mon équipement, classe mes notes, en griffonne de nouvelles. Je flâne dans les quartiers traditionnels faits de maisons en bois, goûte à l’atmosphère populaire d’une ville humant des senteurs d’aventure à la Tintin sous fond de Lotus Bleu. [...]

    [...] Annick me raconte qu’elle a vu s’élever trois mille tours en huit ans et m’explique : « Tu vois, il y a encore quatre ans, je venais faire mon jogging dans les marécages du Pudong (1), et maintenant, regarde autour de nous : que du verre et du béton ! Difficile d’imaginer hein ? C’est la nouvelle Chine, c’est la nouvelle Shanghaï ! ».
     Je suis déconcerté. Effacée l’image romantique d’une ville au charme délicat, encensée des parfums de l’extrême Asie, recelant des mystères envoûtants, dissimulant des ruelles sombres aux ombres furtives, des fumeries d’opium obscures, avec, arrimés à son port, des bateaux aux cales chargées de trésors en partance vers des contrées lointaines… [...]
(1) Pudong , à l’est de Shanghaï, est un quartier d’affaires en plein essor économique

Shanghaï

    [...] Tout y est gigantesque, démesuré, hétéroclite. Le projet du gouvernement de créer de toutes pièces cette zone économique a engendré une architecture à l’urbanisme délirant où se distingue entre toutes la tour Jin Mao à l’intérieur digne d’un décor de Star Wars. Le Pudong, excroissance de Shanghaï, est un mutant rouge aux habits taillés dans la bannière étoilée.

Tour Jin Mao

     Avoir les plus grands ponts suspendus, le plus grand centre commercial d’Asie, ne lui suffit plus. L’alien poussé inéluctablement à grossir éructe de ses profondeurs l’une des prochaines plus grandes tours du monde : le Shanghaï World Financial Center, qui culminera à quatre cent quatre-vingt douze mètres ! Il engendrera ensuite des tours jumelles en forme d’ADN (réalisées par nos ingénieurs du viaduc de Millau) qui atteindront cinq cent quatorze mètres et devraient coûter cinq cent vingt millions d’euros soit plus d’un million d’euros l’étage…

Tour Jin Mao intérieur

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Chine-A la grandeur de la France éternelle !

Un Français si tranquille

    [...] Ce soir (comme tous les soirs) nous sortons dans Shanghaï la nocturne. Francis, le colocataire d’Annick, la trentaine, est grand, mince, avec de grands yeux bleus à l’attention aigue, et affiche le parler et l’élégance innée du parfait parisien. Sous ses faux airs d’homme averti, il ne se prend pas au sérieux.
— A la grandeur de la France éternelle ! S’exclame t’il.
Au cœur du Bund, sur la rive gauche du Huangpu, dans la boite au décor chinois bon chic-bon genre, nous levons nos verres et buvons d’un trait notre énième B 52, un cocktail flambé composé de liqueur d’orange, de café et crème de whisky. Certains en inhalent les vapeurs avant de le boire à la paille, incendiaire !
     Le comptoir ovale du Bar Rouge enferme dans son arène une dizaine de serveurs qui abreuvent sans relâche les nombreux consommateurs chinois et de bizarres expatriés aux yeux cernés de rouge.
     Pas de débordement, l’ambiance est sage, presque studieuse, il semble de bon ton d’afficher un air blasé même si l’on s’amuse. Je sors sur le balcon du luxueux édifice construit à l’âge d’or de la période coloniale. Surplombant le Bund, j’ai une vue imprenable sur les illuminations du Pudong qui se reflètent dans l’eau noire de la rivière.
Cette fascinante vision de troisième millénaire me laisse rêveur. Francis vient me chercher : « Mais que fait donc notre motard au long court ? Allez viens, on s’ennuie ici. Allons ailleurs ! ».
     Je détache avec difficulté mon regard des lumières éblouissantes du Pudong. Annick avait raison, voir Shanghaï valait vraiment la peine !


Pudong

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