Chine-Le 27 août 2005. Arrivée à Pékin.

    [...] et mes impressions « à chaud » à la découverte de Pékin, je n’ai pas résisté pas à conserver tel quels ces passages venus tout droit de mon journal de voyage :
    « Pékin (Beijing) capitale politique et administrative d’un pays d’un milliard trois cent millions d’êtres humains, n’en finit pas de cacher sa misère derrière ses buildings ultramodernes, ses hypermarchés et ses grands boulevards ceinturés de périphériques. Sous un ciel lourd, un air pollué, une brume omniprésente, cette ville immense, gigantesque, compte quinze millions d’habitants répartis sur une surface équivalente à la Belgique. Son centre-ville à lui seul est de deux cents kilomètres carrés !

Expropriation, démolition de vieux quartiers, la place est faite pour des tours de verres aux couleurs vives. Les jeux olympiques de 2008 sont pour bientôt !
    Reste l’amabilité des habitants, ses marchés, ses gargottes surgissant à la tombée du jour. Sur l’esplanade jouxtant le Mac Donald's, des tables et des chaises sont installées. Je m’assieds à la première place libre, vais chercher une bière pression, commande un plat de nouilles.

Oubliée la mégapole, capitale de ce pays assoiffé de consommation... Le peuple de la rue a repris possession de la ville, les plus riches, absents, sont devant leur télévision. Les odeurs se mélangent, les tons montent, les Chinois dînent en discutant bruyamment. Coude à coude, je finis ma bière. Perdu, isolé, je me fonds dans la masse grouillante qui n’a que faire de moi. Je peux me laisser glisser dans la soie de la rêverie et profiter de la douceur du soir. Mon voisin de table ne laisse pas échapper de son plat un gros ver rampant vers un salut illusoire. Un vieillard, une cage à oiseau à la main, le bouscule et se fait insulter. Le brouhaha devient inaudible, les braseros sentent le hareng, un néon défaillant appelle au secours, le ver ne s’en est pas sorti : son ogre se délecte déjà de sa moitié. Je me retrouve dans ce milieu où malgré la promiscuité, la tranquillité de l’autre est préservée. Sans fard, simplement, dans cette ambiance où tout le monde observe tout le monde mais ne regarde personne, les consommateurs de la table voisine me tendent une bière» [...]

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